Municipales 2026 à Saint-Chamond : la carte des résultats par rue et par bâtiment du second tour

Axel Dugua (Les Républicains, maire sortant) remporte le second tour des élections municipales 2026 à Saint-Chamond avec 43,2 % des suffrages (4.650 voix), devant Jean-Luc Degraix (Divers droite) à 21,9 %, Isabelle Surply (Rassemblement national) à 20,5 % et Jean Minnaert (Écologistes) à 14,5 %. Notre carte électorale par rue et par bâtiment détaille la géographie d’une victoire nette mais mais pas majoritaire du maire sortant dans une ville éclatée entre quatre forces politiques aux ancrages territoriaux distincts.

Carte par rue et par bâtiment des résultats du second tour des élections municipales 2026 à saint chamond dans la banlieue de saint etienne

Une élection née d’une succession : Dugua, Degraix et l’héritage Reynaud

Pour comprendre la carte électorale de Saint-Chamond, il faut remonter à 2023. Hervé Reynaud, maire depuis 2014 de la ville, choisit de devenir sénateur et doit abandonner son fauteuil de maire. Plutôt que de le confier à Jean-Luc Degraix, qui s’imaginait vraisemblablement en héritier naturel, Reynaud installe à sa place Axel Dugua, un jeune élu de moins de 30 ans. C’est cette sécession qui structure l’opposition frontale Dugua/Degraix et explique qu’au second tour des municipales 2026, deux candidats de droite se retrouvent face à face, fragmentant l’électorat conservateur dans une ville qui n’avait pas connu une telle division depuis longtemps. Dugua progresse légèrement entre les deux tours, mais sans atteindre la majorité absolue. Avec 43,2 %, il devance néanmoins ses deux principaux adversaires de plus de 20 points, ce qui rend sa victoire incontestable. Sur une carte classique où l’on afficherait uniquement le candidat arrivé en tête, Dugua colorerait la quasi-totalité de la commune, ce qui serait peu informatif. L’intérêt de la carte par rue et par bâtiment est justement de révéler ce que le score global masque : les nuances, les poches de résistance et les zones de mixité électorale.

Le fief Dugua : le centre-ville, les grands axes et les côteaux

Les rues et bâtiments en bleu vif (Dugua dominant) dessinent les zones où le maire sortant écrase la concurrence. Très clairement, c’est le centre-ville qui constitue son bastion, avec les grandes résidences le long des axes structurants menant vers Saint-Julien-en-Jarez, vers Saint-Martin-en-Coailleux et vers Le Creux. Au Creux, la grande HLM affiche des scores particulièrement élevés pour Dugua, ce qui s’explique vraisemblablement par sa capacité à capter le vote de l’importante communauté turque qui y réside. Le maire sortant est également très nettement en tête dans les rues et hameaux des coteaux nord, en montant vers Izieux et Chavanne, là où le tissu pavillonnaire et l’éloignement du centre favorisent un vote de confiance envers le maire en place.

Dugua/Degraix : les lotissements de Fonsala et le sud de la commune

Les rues et bâtiments cyan clair (Degraix/Dugua) identifient les zones où les deux héritiers de la droite reynaldienne se retrouvent au coude-à-coude, souvent autour de 30 à 40 % chacun. C’est le cas de tous les lotissements qui entourent le grand ensemble de Fonsala, où Degraix réalise ses meilleurs scores sur la ville. C’est également le cas dans le sud de la commune, dans de nombreux lotissements en allant vers Saint-Martin-en-Coailleux, notamment le secteur de La Chabure, où Degraix talonne Dugua. Cette géographie Degraix dessine le profil d’un électorat de droite modérée, propriétaire, installé dans les lotissements périphériques, qui ne se reconnaît pas dans le jeune maire imposé par Reynaud et reste fidèle à la figure locale de Degraix.

Le vote RN : HLM et quatre façades, la double géographie de Surply

Isabelle Surply (RN) présente une géographie électorale intéressante par sa dualité. Ses meilleurs résultats se retrouvent à la fois dans les rues et bâtiments à forte concentration d’immeubles HLM et dans les zones de maisons quatre façades, c’est-à-dire dans des espaces plus ruraux, villageois ou périphériques. Ocharra constitue le vrai fief RN de la commune, un bureau de vote où la candidate RN aux législatives 2024 avait dépassé 50 % dès le premier tour. Pour autant, les rues et bâtiments orange (Surply/Dugua) où le RN est véritablement au coude-à-coude avec le maire sortant restent limités : quelques rues et bâtiments du centre-ville, et le secteur d’Ocharra. Le score de 20,5 % à l’échelle communale traduit un vote diffus mais rarement majoritaire, qui pèse davantage comme force d’appoint que comme véritable alternative territoriale.

Le vote Minnaert : l’axe vers Saint-Julien-en-Jarez

Jean Minnaert (ECO), quatrième avec 14,5 % des voix, concentre sa présence sur un axe bien identifiable sur la carte en rose vif (Minnaert/Dugua) : le grand axe qui va du centre-ville vers Saint-Julien-en-Jarez, ainsi que quelques petites rues et bâtiments dispersés entre le centre-ville et Le Creux. Cette géographie linéaire, le long d’un axe urbain dense, correspond à un électorat de centre-ville et de faubourg qui se distingue aussi bien du vote pavillonnaire Degraix que du vote protestataire Surply.

Les rues jaunes : le « mixte de droite », clé de lecture de la carte

L’élément le plus original de cette carte réside dans les rues et bâtiments en jaune (mixte Dugua/Degraix/Surply). Ces rues dessinent les zones où l’électorat se partage entre les trois candidats de droite sans qu’aucun ne domine. On retrouve tout l’axe qui va du centre-ville vers Grange Roux et Saint-Martin-en-Coailleux, dont une partie des HLM de Grange Roux et de Fonsala. Quelques axes vers l’ouest de la ville complètent le tableau. Ces rues jaunes sont la vraie zone d’enjeu stratégique de Saint-Chamond : c’est là que le vote de droite se fragmente le plus, que les reports entre Dugua, Degraix et Surply sont les plus incertains, et que toute recomposition future du paysage politique local se jouera en premier.

Les rues violettes : le centre-ville partagé entre Dugua, Surply et Minnaert

Enfin, les rues et bâtiments en violet (mixte Dugua/Surply/Minnaert) identifient une dernière catégorie de zones disputées, principalement dans le centre-ville, notamment la rue de la République, et un certain nombre de bâtiments entre la gare et la mairie. Ce sont davantage des rues que des bâtiments, ce qui traduit un vote de passage, de commerces et de petits immeubles de centre-bourg, là où les trois électorats les plus urbains (LR, RN, ECO) se croisent dans les mêmes tronçons.

Lire la géographie électorale de Saint-Chamond rue par rue

Cette carte par rue et par bâtiment de Saint-Chamond permet de visualiser précisément les résultats électoraux du second tour dans chaque quartier couramiaud : Chavanne, Peyrard, Parterre, Mairie, Saint-Julien-en-Jarez, Fonsala, Gare, Grange Roux, Saint-Martin-en-Coailleux, La Varizelle, Le Creux et Ocharra. Cette représentation par rue et par bâtiment constitue l’échelle la plus fine de l’analyse électorale, obtenue par croisement des résultats par bureau de vote avec le registre électoral et les données cadastrales. Elle dépasse la carte par bureau de vote en permettant d’identifier non plus seulement des tendances de quartier, mais des dynamiques de voisinage, de rue et d’immeuble.

Au-delà des municipales : circonscription législative et canton de Saint-Chamond

La commune de Saint-Chamond est intégralement située dans la 3e circonscription de la Loire, détenue par Emmanuel Mandon (Les Démocrates, MoDem). Cette circonscription couvre la vallée du Gier de Saint-Chamond à Rive-de-Gier et les communes du piémont du Pilat. Elle sera remise en jeu lors des prochaines élections législatives. Côté départemental, Saint-Chamond est le bureau centralisateur du canton de Saint-Chamond, qui comprend la commune et celle de L’Horme. Les prochaines élections départementales auront lieu en mars 2028. Les résultats électoraux par rue et par bâtiment des municipales 2026 constituent un indicateur précieux pour anticiper ces échéances, en identifiant les rues disputées du centre-ville où quatre forces se neutralisent et les poches RN du sud en progression.

Géomarketing électoral : du résultat à l’action de terrain à Saint-Chamond

Le marketing électoral consiste à transformer ces résultats en stratégie de campagne opérationnelle. À partir d’une carte par rue et par bâtiment comme celle de Saint-Chamond, il devient possible de cibler précisément un immeuble ou un tronçon de rue où le vote est disputé, d’identifier les électeurs indécis dans les rues où aucun candidat ne dépasse nettement les autres, et de savoir où mobiliser les abstentionnistes en repérant les bâtiments à faible participation. Cette démarche permet d’organiser un porte-à-porte efficace en priorisant les adresses à fort enjeu plutôt qu’en quadrillant la commune au hasard. C’est l’enjeu central du ciblage en campagne : concentrer le temps militant là où chaque contact compte vraiment.

Pour aller plus loin :

Comment cibler les électeurs en campagne électorale ?

Comment mobiliser les abstentionnistes lors d’un scrutin local ?

Comment organiser un porte-à-porte efficace en campagne électorale ?

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