Municipales 2026 à La Rochelle : la carte des résultats par bureau de vote des premier et second tours

Olivier Falorni (Divers gauche) remporte les élections municipales 2026 à La Rochelle avec 43,7 % des suffrages et 12.149 voix au second tour, devançant Maryline Simoné (Union de la gauche) à 30 % et 8.346 voix, Christophe Batcabé (Divers droite) à 16,4 % et 4.568 voix et Thibaut Guiraud (Divers gauche) à 9,9 % et 2.765 voix. Au premier tour, Falorni avait déjà dominé le scrutin avec 33,1 % et 9.661 voix, devant Simoné à 21,4 %, Guiraud à 15,6 %, Batcabé à 13,6 % et Séverine Werbrouck (Rassemblement national) à 8,8 %. Nos cartes électorales par bureau de vote détaillent la géographie d’une ville largement acquise au député-maire sortant, où seule une poche sud et centre-est échappe à sa domination.

Un premier tour sous domination Falorni, mais une gauche éclatée en trois

Olivier Falorni (DVG), député-maire de La Rochelle, prend la tête du premier tour avec 33,1 %, un score qui le place largement devant ses concurrents mais qui traduit la fragmentation de l’offre politique rochelaise. Face à lui, Maryline Simoné (UG) incarne la principale opposition de gauche à 21,4 %, un score qui la qualifie pour le second tour et confirme l’existence d’un électorat de gauche urbaine distinct du vote Falorni. Thibaut Guiraud (DVG), troisième force à 15,6 %, ajoute une ligne supplémentaire dans un camp de gauche déjà divisé. Christophe Batcabé (DVD) réalise 13,6 %, un score honorable pour la droite dans une ville historiquement ancrée à gauche, tandis que Séverine Werbrouck (RN) capte 8,8 % de l’électorat. Cette configuration à cinq listes significatives, dont trois issues de la gauche au sens large, constitue la particularité rochelaise de ce scrutin.

Carte électorale par bureaux de vote à La Rochelle (Charente Maritime) — élection municipale 2026, premier tour

Le fief Falorni : une nappe orange qui couvre les trois quarts de la ville

La carte du premier tour traduit visuellement une domination spatiale écrasante. Les bureaux orange (Falorni dominant, souvent au-dessus de 38 %) couvrent massivement tout l’ouest et le nord de la commune : La Pallice, Laleu, Mireuil, Saint Maurice, Coligny, Hôtel de Ville, Porte Dauphine, Parc des Sources, Beauregard, Patte d’Oie, Les Salines. Cette nappe orange quasi continue dessine le socle électoral du député-maire sortant, ancré dans les quartiers populaires de l’ouest (La Pallice, Mireuil), les quartiers résidentiels du nord (Beauregard, Parc des Sources) et les faubourgs est (Patte d’Oie, Les Salines). Falorni y réalise des scores confortables, souvent supérieurs à 35 %, qui assurent l’essentiel de son avance en voix. Les bureaux orange foncé (Falorni au-dessus de 38 %) se concentrent dans l’ouest populaire, confirmant que c’est dans les quartiers à forte composante de logement social et dans les faubourgs périphériques que le député-maire construit ses meilleures marges.

La poche Simoné : le sud littoral et le centre historique

L’élément le plus frappant de la carte réside dans la partie sud de la commune. Les bureaux roses (Simoné/Falorni ou Simoné dominante) couvrent une zone allant de Cathédrale au centre historique jusqu’à Les Minimes, La Sole, Tasdon au sud, en passant par Le Gabut sur le littoral. Dans ces bureaux, Simoné dispute la première place à Falorni ou le devance, traduisant un profil sociologique distinct : quartiers centraux gentrifiés, zones littorales résidentielles, habitat intermédiaire du sud. Simoné est en tête dans les BV 29, 33, 37, 38, 39 et 59, concentrés dans cette zone sud et centre-est. Cette implantation dessine un électorat de gauche urbaine, souvent plus jeune et diplômé, qui se distingue du vote Falorni par son ancrage dans les quartiers centraux et les secteurs en renouvellement urbain du sud rochelais.

La percée Batcabé : le centre historique comme point de résistance de la droite

Christophe Batcabé (DVD) ne dispose pas de fief en couleur propre sur la carte du premier tour, mais sa présence est suffisamment forte dans les bureaux du centre historique pour y colorer une zone en bleu clair (mixte Batcabé/Simoné/Falorni), identifiable autour de Cathédrale et du cœur de ville. Cette poche bleu clair traduit un électorat de droite modérée, concentré dans les quartiers patrimoniaux et commerçants du centre, là où le profil sociologique (propriétaires, professions libérales, retraités aisés) reste plus favorable à la droite que dans le reste de la ville. Au premier tour, Batcabé parvient à contester les deux gauches dans ces bureaux centraux, sans jamais dominer mais en pesant suffisamment pour fragmenter le vote.

Le vote RN : diffus et contenu partout

Séverine Werbrouck (RN) à 8,8 % ne dispose d’aucun fief identifiable sur la carte. Son score se distribue de manière diffuse, légèrement supérieur dans les bureaux périphériques ouest (La Pallice, Mireuil) et nord-est (Patte d’Oie), mais sans jamais atteindre le seuil qui colorerait un bureau en tendance RN. La Rochelle confirme ainsi son profil de ville-centre où le vote RN reste structurellement contenu, même dans les quartiers populaires, absorbé par la personnalité et l’implantation locale d’Olivier Falorni qui capte une partie de l’électorat populaire que le RN attire dans d’autres agglomérations.

Le second tour : Falorni élargit sa domination, Simoné résiste au sud

Le second tour confirme et amplifie la géographie du premier. Olivier Falorni progresse de 33,1 % à 43,7 %, captant l’essentiel des reports Guiraud et une partie des reports Werbrouck. Sa nappe orange s’étend encore : des bureaux qui étaient en zone mixte au premier tour basculent en Falorni dominant au second, notamment dans la frange est (Les Salines, Beauregard) et dans le nord (Parc des Sources, Porte Dauphine). Les bureaux orange foncé (Falorni au-dessus de 50 %) se multiplient dans l’ouest et le nord, traduisant des scores massifs dans les quartiers populaires et les faubourgs résidentiels.

Maryline Simoné progresse elle aussi, de 21,4 % à 30 %, captant une partie des reports de gauche, mais sa progression est moins forte que celle de Falorni. Sa poche rose se maintient au sud (Les Minimes, La Sole, Tasdon) et au centre (Cathédrale), mais se rétracte légèrement : les bureaux qui étaient en zone mixte Simoné/Falorni au premier tour basculent davantage vers Falorni au second. Simoné ne conserve la tête que dans 4 bureaux (BV 28, 33, 37 et 38), tous situés dans la zone sud et centre-est, contre 6 au premier tour. La dynamique de l’entre-deux-tours a donc profité davantage au député-maire sortant qu’à sa rivale de gauche.

Christophe Batcabé (DVD) à 16,4 % au second tour, en léger progrès par rapport à son premier tour (13,6 %), ne parvient pas à constituer un front d’opposition crédible. Sa poche bleue du centre historique disparaît de la carte du second tour, absorbée dans la tendance Falorni ou Simoné/Falorni. Le vote de droite rochelais, même renforcé par les reports RN, reste insuffisant pour peser sur la géographie du scrutin.

Thibaut Guiraud (DVG) à 9,9 %, maintenu au second tour, capte un électorat résiduel qui ne se reporte ni sur Falorni ni sur Simoné, traduisant une fracture interne à la gauche rochelaise qui persiste même au second tour.

Carte électorale par bureaux de vote à La Rochelle (Charente Maritime) — élection municipale 2026, second tour

Les quartiers décisifs : de l’entre-deux-tours à la victoire Falorni

La comparaison des deux cartes révèle que les bureaux du sud (Tasdon, La Sole, Les Minimes) et du centre (Cathédrale, Le Gabut) constituent la seule zone de résistance à la domination Falorni. C’est dans ces quartiers que Simoné maintient ses positions et que le second tour se joue réellement. Partout ailleurs, de La Pallice à l’ouest jusqu’à Patte d’Oie à l’est, de Laleu au nord-ouest jusqu’à Les Salines au sud-est, Falorni domine sans partage, souvent avec des marges supérieures à 15 points sur sa première poursuivante.

Lire la géographie électorale de La Rochelle quartier par quartier

Cette carte par bureau de vote de La Rochelle permet de visualiser précisément les résultats électoraux des premier et second tours dans chaque quartier rochelais : La Pallice, Laleu, Mireuil, Saint Maurice, Coligny, Hôtel de Ville, Porte Dauphine, Parc des Sources, Beauregard, Patte d’Oie, Les Salines, Le Gabut, Cathédrale, Stade Marcel Deflandre, Les Minimes, La Sole, Tasdon. Cette représentation par bureau de vote constitue l’échelle la plus fine accessible publiquement à partir des données officielles publiées par le ministère de l’Intérieur, avant toute modélisation spatiale complémentaire par croisement avec le registre électoral.

Au-delà des municipales : circonscription législative et cantons de La Rochelle

La commune de La Rochelle est entièrement comprise dans la 1re circonscription de la Charente-Maritime, qui englobe également l’Île de Ré et plusieurs communes limitrophes (Lagord, Périgny, Puilboreau, Dompierre-sur-Mer, L’Houmeau, Nieul-sur-Mer, Marsilly, Esnandes). Cette circonscription, bastion historique du centre-gauche, est détenue par Olivier Falorni depuis 2012, réélu en 2017, 2022 et 2024. Côté départemental, le territoire communal est découpé entre trois cantons : La Rochelle-1 (ouest, incluant La Pallice, Saint Maurice, Port-Neuf et une partie de Laleu), La Rochelle-2 (sud, incluant Les Minimes, La Sole, Tasdon et le littoral sud) et La Rochelle-3 (le reste de la commune, incluant le centre historique, le nord et l’est). Les prochaines élections départementales auront lieu en mars 2028. Les résultats électoraux par bureau de vote des municipales 2026 constituent un indicateur précieux pour anticiper ces échéances, en identifiant la poche de résistance de la gauche urbaine au sud et au centre face à la domination Falorni sur l’ensemble de la commune.

Géomarketing électoral : du résultat à l’action de terrain à La Rochelle

Le marketing électoral consiste à transformer ces résultats en stratégie de campagne opérationnelle. À partir d’une carte par bureau de vote comme celle de La Rochelle, il devient possible de cibler précisément un quartier et d’y réaliser un zoom par rue et par bâtiment, d’identifier les électeurs indécis dans les bureaux où aucun candidat ne dépasse 30 %, et de savoir où mobiliser les abstentionnistes en repérant les bureaux à faible participation. Cette démarche permet d’organiser un porte-à-porte efficace en priorisant les bureaux à fort enjeu plutôt qu’en quadrillant la ville au hasard, et de produire des résultats électoraux à l’échelle de la rue par croisement avec le registre électoral. C’est l’enjeu central du ciblage en campagne : concentrer le temps militant là où chaque contact compte vraiment.

Pour aller plus loin :

Comment cibler les électeurs en campagne électorale ?

Comment mobiliser les abstentionnistes lors d’un scrutin local ?

Comment organiser un porte-à-porte efficace en campagne électorale ?

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