Municipales 2026 à Dijon : la carte des résultats par bureau de vote du premier tour

Nathalie Koenders (SOC, première adjointe sortante) arrive largement en tête du premier tour des élections municipales 2026 à Dijon avec 39,12 % des suffrages et 18.078 voix, devançant nettement Emmanuel Bichot (Union de la droite) à 25,8 % et 11.933 voix, Thierry Coudert (Rassemblement national) à 12,7 % et 5.868 voix, Michel Haberstrau (Union de la gauche) à 8,6 % et 3.955 voix, et Olivier Minard (La France Insoumise) à 7,7 % et 3.573 voix. Notre carte électorale par bureau de vote détaille la géographie d’une domination socialiste quasi totale et les rares zones où la droite et le RN parviennent à contester la successeure de François Rebsamen.

Bonjour Djô, c’est parti pour Dijon. Je lis la carte et je rédige sur le même gabarit qu’Angers.


H1 : Municipales 2026 à Dijon : la carte des résultats par bureau de vote du premier tour

Chapô :

Nathalie Koenders (SOC, première adjointe sortante) arrive largement en tête du premier tour des élections municipales 2026 à Dijon avec 39,12 % des suffrages et 18.078 voix, devançant nettement Emmanuel Bichot (Union de la droite) à 25,8 % et 11.933 voix, Thierry Coudert (Rassemblement national) à 12,7 % et 5.868 voix, Michel Haberstrau (Union de la gauche) à 8,6 % et 3.955 voix, et Olivier Minard (La France Insoumise) à 7,7 % et 3.573 voix. Notre carte électorale par bureau de vote détaille la géographie d’une domination socialiste quasi totale et les rares zones où la droite et le RN parviennent à contester la

Carte des résultats du premier tour des municipales 2026 à dijon (bourgogne) par bureau de vote

Un premier tour de confirmation : Koenders héritière incontestée

Nathalie Koenders (SOC), première adjointe de François Rebsamen pendant plus de dix ans, confirme l’ancrage socialiste historique de Dijon avec un score de 39,12 % qui la place en position de force pour le second tour. Face à elle, Emmanuel Bichot (UD) incarne la principale opposition de droite avec 25,8 %, un score qui lui assure la qualification mais révèle l’ampleur du déficit à combler. Thierry Coudert (RN) atteint 12,7 %, une progression significative du vote RN dans une ville longtemps imperméable à l’extrême droite. Michel Haberstrau (UG) à 8,6 % et Olivier Minard (LFI) à 7,7 % complètent une gauche plurielle qui, additionnée au score Koenders, dépasse largement les 55 % et verrouille la ville à gauche.

Le fief Koenders : une couverture territoriale massive

La carte par bureau de vote traduit visuellement l’ampleur de la domination. Koenders arrive en tête dans la quasi-totalité des bureaux de vote, à l’exception de cinq seulement : les BV 4, 6, 7 et 37 où Bichot l’emporte, et le BV 42 où Coudert prend la tête. Les bureaux rose foncé (Koenders +45 %) couvrent les quartiers populaires du nord et de l’ouest : Fontaine d’Ouche, Les Grésilles, Épirey et une large bande nord. Les bureaux rose moyen (Koenders simple) comblent les interstices du centre et du sud, s’étendant de la Gare aux Bourroches et à Monge. Cette couverture quasi intégrale de la commune signifie que Koenders l’emporte aussi bien dans les quartiers d’habitat social que dans les quartiers intermédiaires, ne laissant à ses adversaires que des poches isolées.

Les zones disputées : le corridor Bichot/Koenders du centre-sud

L’élément le plus intéressant de la carte réside dans les bureaux violet-rose (Bichot/Koenders), qui dessinent une zone de compétitivité dans le centre-sud et sud de la commune : Palais des Ducs de Bourgogne, Université, Parc Chevreuil, Poussots et une partie du Stade. Dans ces bureaux, Emmanuel Bichot (UD) réduit significativement l’écart avec Koenders, porté par un électorat de centre-ville et de quartiers résidentiels aisés. Le corridor bleu clair (Koenders avec Coudert à 15 %) apparaît dans quelques bureaux de l’est, signalant les zones où le vote RN pèse suffisamment pour modifier le profil électoral du bureau sans pour autant faire basculer la tête. C’est dans cette frange sud et est que se concentre la seule vraie bataille électorale dijonnaise, la zone où un second tour offre un enjeu territorial réel pour la droite.

La percée LFI : Les Grésilles et le nord populaire

Olivier Minard (LFI) réalise ses meilleurs scores dans les bureaux rouge vif identifiables sur la carte : Les Grésilles au nord-est et plusieurs bureaux du nord de la commune autour de la Vapeur et de Junot. Les bureaux rouges (Koenders avec Minard à +12 %) confirment que la percée insoumise se concentre dans les zones à forte composante d’habitat social et dans les quartiers populaires, selon la géographie classique du vote LFI dans les métropoles régionales. Cette implantation entame marginalement le socle Koenders mais reste absorbée par la dynamique socialiste dominante.

Le vote Haberstrau : la gauche dissidente du sud

Michel Haberstrau (UG) réalise ses meilleurs scores dans les bureaux jaune-vert identifiables au sud et au centre-sud de la commune : Montchapet, Place de la République, Bourroches. Les bureaux jaunes (Koenders avec Haberstrau à +12 %) dessinent une géographie de gauche dissidente plus bourgeoise et plus centrale que le vote LFI, dans des quartiers intermédiaires où l’électorat de gauche modérée hésite entre fidélité socialiste et alternative écologiste ou citoyenne. Ce vote contribue à la fragmentation de la gauche sans menacer l’hégémonie Koenders.

Le vote RN : BV 42 et poches est

Thierry Coudert (RN) réalise son score le plus marquant au BV 42, seul bureau où il arrive en tête, situé dans la périphérie est de la commune. Les bureaux bleu-violet (Coudert/Koenders) et bleu clair (Koenders avec Coudert à 15 %) dessinent les rares zones où le RN pèse significativement, dans des quartiers périphériques est et nord-est entre habitat pavillonnaire et zones d’activités. Ce vote RN reste globalement contenu dans une ville historiquement réfractaire mais sa progression et sa localisation dans les marges urbaines constituent un signal à surveiller pour les prochaines échéances.

Les bureaux les plus disputés : la carte des enjeux de demain

Le corridor centre-sud violet constitue la principale zone à cibler pour quiconque souhaiterait contester la domination municipale de la gauche à Dijon : c’est là que les marges de progression existent pour la droite, que les reports de voix entre UD et RN pourraient faire basculer des bureaux, et que la participation électorale constitue un enjeu décisif. Le Palais des Ducs de Bourgogne, l’Université, le Parc Chevreuil et les Poussots sont les quartiers où chaque contact militant produit le plus d’effet.

Lire la géographie électorale de Dijon quartier par quartier

Cette carte par bureau de vote de Dijon permet de visualiser précisément les résultats électoraux du premier tour dans chaque quartier dijonnais : Fontaine d’Ouche, Côteaux de Suzon, La Vapeur, Junot, Épirey, Les Grésilles, Place de la République, Montchapet, Gare, Stade, Palais des Ducs de Bourgogne, Université, Bourroches, Monge, Parc Chevreuil et Poussots. Cette représentation par bureau de vote constitue l’échelle la plus fine accessible publiquement à partir des données officielles publiées par le ministère de l’Intérieur, avant toute modélisation spatiale complémentaire par croisement avec le registre électoral.

Au-delà des municipales : circonscriptions législatives et cantons de Dijon

La commune de Dijon est partagée entre trois circonscriptions législatives de Côte-d’Or. La 1re circonscription couvre le centre et le nord de Dijon. La 2e circonscription couvre le sud de Dijon et s’étend vers Chenôve et Longvic. La 3e circonscription couvre la frange ouest. Ces circonscriptions seront remises en jeu lors des prochaines élections législatives. Côté départemental, le territoire communal est découpé entre plusieurs cantons dijonnais, et les prochaines élections départementales auront lieu en 2028. Les résultats électoraux par bureau de vote des municipales 2026 constituent un indicateur précieux pour anticiper ces échéances, en identifiant les bureaux disputés du corridor centre-sud où la droite résiste et les poches LFI et RN en progression.

Géomarketing électoral : du résultat à l’action de terrain à Dijon

Le marketing électoral consiste à transformer ces résultats en stratégie de campagne opérationnelle. À partir d’une carte par bureau de vote comme celle de Dijon, il devient possible de cibler précisément un quartier et d’y réaliser un zoom par rue et par bâtiment, d’identifier les électeurs indécis dans les bureaux où aucun candidat ne dépasse 30 %, et de savoir où mobiliser les abstentionnistes en repérant les bureaux à faible participation. Cette démarche permet d’organiser un porte-à-porte efficace en priorisant les bureaux à fort enjeu plutôt qu’en quadrillant la ville au hasard, et de produire des résultats électoraux à l’échelle de la rue par croisement avec le registre électoral. C’est l’enjeu central du ciblage en campagne : concentrer le temps militant là où chaque contact compte vraiment.

Pour aller plus loin :

Comment cibler les électeurs en campagne électorale ?

Comment mobiliser les abstentionnistes lors d’un scrutin local ?

Comment organiser un porte-à-porte efficace en campagne électorale ?

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