Communales 2024 à Hasselt : la carte des taux de pénétration de Tom Thijsen par quartier

Tom Thijsen (CD&V), bourgmestre de Kortessem de 2012 à 2024 et désormais échevin de la nouvelle commune fusionnée d’Hasselt, a recueilli 2.195 votes préférentiels aux élections communales du 13 octobre 2024, soit 5,3 % des suffrages exprimés à l’échelle de la nouvelle entité hasseltoise. Notre carte par quartier détaille la géographie de cette implantation personnelle, du fief historique de Kortessem où il dépasse les 20 % aux quartiers urbains du centre-ville d’Hasselt où il tombe sous les 5 %. Ce type de cartographie par candidat, inédit en Belgique, constitue un outil de géomarketing électoral directement transposable aux communes wallonnes.

Carte des votes préférentiels de Tom Thijsen (CD&V) par quartier d

Tom Thijsen : un ancrage personnel concentré sur l’ancienne commune de Kortessem

La carte dessine une géographie radicalement différente de celle d’un bourgmestre traditionnel de ville-centre. Le quartier le plus foncé (23.6 %) se concentre exclusivement sur Kortessem, ancien fief communal où Thijsen a exercé douze ans le mayorat avant la fusion. Cette concentration extrême traduit un effet de notoriété hyper-local : dans son ancienne commune, plus d’un électeur sur cinq lui a accordé un vote préférentiel, ce qui constitue un score remarquable pour un candidat positionné en deuxième place sur la liste CD&V derrière Karolien Mondelaers.

Les anciennes communes de Kortessem : un socle solide entre 10 et 17 %

La deuxième couronne, en orange moyen couvre les anciennes communes rattachées à Kortessem depuis la fusion de 1977 : Guigoven/Wintershoven (16,5 %), Vliermaalroot (11,6 %) et Vliermaal (11 %). Dans ces villages ruraux du Limbourg où Thijsen a été pendant plus d’une décennie le visage politique de proximité, l’implantation personnelle reste très significative bien qu’inférieure au noyau de Kortessem. La baisse progressive du vote préférentiel à mesure qu’on s’éloigne du chef-lieu historique traduit un phénomène classique en géomarketing électoral : l’effet d’identification décroît avec la distance au cœur de l’ancien mandat. Ainsi, c’est dans les quartiers jouxtant Kortessem sur la commune d’Hasselt que le candidat réalise son meilleur taux de pénétration dans les anciennes délimitations de la commune d’Hasselt. On note également un score notable à Stevoort , ancienne commune rurale rattachée à Hasselt en 1977, où son parti le cd&v réalise un excellent score.

Les quartiers urbains d’Hasselt : le plancher Thijsen

Les quartiers les plus clairs (2 à 5 %) recouvrent l’essentiel du territoire de l’ancienne ville d’Hasselt avant fusion : Centrum, Kasterwijk, Kapermolen, Tuinwijk, Runkst Noord, Runkst Zuid, Sint Lambrecht Herk, Banneuxwijk, Godsheide, Kiewit, Heide, Stokrooie, Kuringen, Kermt, Spalbeek et Tuilt. Dans ces quartiers où le sortant N-VA Steven Vandeput exerce le mayorat depuis 2019 et concentre la notoriété, Thijsen apparaît comme un candidat de seconde rang dont l’identification reste faible. Hollandsveld constitue une exception relative à 7,4 %, signe d’une très légère diffusion au-delà du fief historique.

En voix brutes : le poids de Kortessem

L’encart cartographique confirme cette lecture : les cinq meilleurs scores en voix brutes sont Kortessem (420 voix), Stevoort (143), Guigoven/Wintershoven (141), Heneg-Rapert-Wimmeringen (123) et Vliermaal (101). Kortessem pèse à elle seule près d’un cinquième des votes préférentiels totaux de Tom Thijsen, un effet de concentration territoriale typique d’un ancien bourgmestre rattaché par fusion à une ville-centre plus grande.

Un outil transposable aux communes wallonnes

Ce type de cartographie des votes préférentiels par quartier, par bureau de vote, par rue et par bâtiment est directement transposable à toute commune belge, en particulier aux nombreuses communes wallonnes nées de fusions où d’anciens bourgmestres de villages rattachés conservent une forte implantation locale. Les données électorales par bureau de vote publiées par les autorités régionales permettent de produire exactement la même analyse pour les grandes villes wallonnes : Namur, Liège, Charleroi, Mons, La Louvière, Tournai, Verviers, Mouscron, Nivelles, Wavre ou Ottignies-Louvain-la-Neuve. Pour un échevin issu d’une fusion, un bourgmestre sortant ou un candidat challenger, connaître sa carte de pénétration personnelle quartier par quartier constitue un avantage stratégique décisif : elle permet de savoir où consolider son socle électoral, où aller chercher de nouvelles voix et où concentrer le porte-à-porte dans la perspective des prochaines élections communales de 2030.

Marketing électoral : passer à l’action

Geoffrey Pion, consultant en géomarketing électoral, accompagne les candidats et élus dans le monde entier

📧 info@geoffreypion.com

📱 +33 6 49 28 20 81

Pour aller plus loin :

Le géomarketing électorale en Belgique

Comment cibler les électeurs en campagne électorale ?

Comment mobiliser les abstentionnistes lors d’un scrutin local ?

Comment organiser un porte-à-porte efficace en campagne électorale ?

#Hasselt #Kortessem #Communales2024 #TomThijsen #CDV #VotesPréférentiels #GéomarketingÉlectoral #CartesÉlectorales #Belgique #Limbourg #Wallonie #Namur #Liège #Charleroi #Mons #ÉlectionsCommunales2030 #CiblageÉlectoral #MarketingÉlectoral #Fusion

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *