François Grosdidier (Divers droite, maire sortant) remporte le second tour des élections municipales 2026 à Metz avec 50,6 % des suffrages et 15.650 voix dans une quadrangulaire, devançant Etienne Anstett (Rassemblement national) qui obtient 17,6 % et 5.458 voix, Charlotte Leduc (La France Insoumise) 17,4 % et 5.389 voix, ainsi que Bertrand Mertz (Socialiste) 14,4 % et 4.458 voix. Nos cartes électorales par bureau de vote des deux tours détaillent la géographie de cette reconduction du maire sortant, face à une gauche profondément divisée et à une dynamique RN contenue.

Premier tour : neuf candidats en lice, Grosdidier en position dominante
Au premier tour, neuf candidats étaient en lice à Metz. François Grosdidier (Divers droite, maire sortant) termine très largement en tête avec 43,1 % des suffrages et 14.056 voix, à quelques points seulement de la majorité absolue. Etienne Anstett (Rassemblement national) recueille 17,1 % (5.561 voix), talonné par Bertrand Mertz (Socialiste) avec 13,4 % et 4.361 voix, puis Charlotte Leduc (La France Insoumise), députée sortante battue en 2024 dans la 3e circonscription, avec 10,4 % et 3.392 voix. Jérémy Roques (Union de la gauche) rate de très peu la marche du second tour avec 9,94% (3.242 voix). Grosdidier, Anstett, Mertz et Leduc se qualifient doncpour le second tour dans une quadrangulaire où la gauche messine aborde le duel en ordre dispersé, entre LFI et socialistes.
Les bastions de premier tour : Grosdidier en tête partout sauf dans le bureau 171
La carte par bureau de vote du premier tour révèle une configuration spatiale d’une rare homogénéité : François Grosdidier arrive en tête dans la quasi-totalité des bureaux de vote de la commune, identifiables en cyan et bleu clair, avec même plus de 50 % dans une large moitié est (Borny, Vallières, La Grange aux Bois) et nord-ouest (Devant les Ponts). Etienne Anstett (RN) n’arrive en tête que sur un unique bureau, le BV 171 à Metz Nord, identifiable par le cercle bleu foncé. Les bureaux mixtes (Grosdidier/Anstett, en bleu foncé) dessinent une zone de compétitivité RN à Metz Nord, La Patrotte et sur quelques bureaux de Bellecroix et Queuleu. Les bureaux mixtes Grosdidier/Gauche (rose) se concentrent sur l’Ancienne Ville, le Quartier Impérial, la Gare, Sablon, Nouvelle Ville et Bellecroix, zones de compétitivité entre le maire sortant et le bloc de gauche. Les bureaux verts (mixte plus ouvert) témoignent de la forte fragmentation du vote de premier tour dans certains bureaux centraux et nord.
Second tour : François Grosdidier reconduit largement à Metz
Au second tour, François Grosdidier (Divers droite) l’emporte avec 50,6 % des suffrages exprimés, soit 15.650 voix, soit à peine plus qu’au premier tour en pourcentage mais avec un écart massif en voix sur ses trois concurrents. Etienne Anstett (RN) progresse à 17,6 % et 5.458 voix, quasiment stable par rapport à son premier tour. Charlotte Leduc (LFI) atteint 17,4 % et 5.389 voix, en forte progression par rapport à son premier tour, tirant parti du désistement de Jérémy Roques et d’une partie du report socialiste. Bertrand Mertz (SOC) recule à 14,4 % et 4.458 voix. La reconduction de Grosdidier s’explique autant par sa propre dynamique que par la division persistante de la gauche messine en quadrangulaire, qui l’empêche de présenter un front unifié.

Les bastions Grosdidier (DVD) au second tour : est, nord-est et périphérie
François Grosdidier consolide son socle au second tour, identifiable en bleu sur la carte par bureau de vote. Ses bastions les plus marqués (bleu foncé, plus de 60 %) couvrent l’ensemble des quartiers résidentiels de l’est messin : Borny, Vallières, La Grange aux Bois, Queuleu et Plantières, ainsi que Devant les Ponts au nord-ouest et Magny au sud. La couleur cyan clairemarquant une nette domination de Grosdidier s’étend sur une large majorité des bureaux du centre-ville, du Quartier Impérial, de la Gare et de la Nouvelle Ville. Cette omniprésence territoriale confirme l’ancrage solide du maire sortant dans la quasi-totalité des quartiers messins au second tour.
Les poches de gauche au second tour : Ancienne Ville, Sablon et Bellecroix
Charlotte Leduc (LFI) arrive en tête sur un unique bureau, le BV 186 à l’Ancienne Ville, identifiable par le cercle rouge sur la carte du second tour. Les bureaux violets (Grosdidier/Gauche) dessinent une poche de compétitivité plus large autour de l’Ancienne Ville, du Sablon, d’une partie de Bellecroix et de la Nouvelle Ville, où la gauche cumulée reste en position de défi face au maire sortant. Les bureaux rouge clair (Grosdidier/Leduc) indiquent les zones où LFI réalise ses meilleurs scores sans pour autant dépasser Grosdidier. Cette géographie du vote à gauche se concentre dans les quartiers denses et centraux de Metz, mais sans l’intensité ni l’étendue nécessaires pour inquiéter la réélection du maire sortant.
Les bastions RN au second tour : Metz Nord uniquement
Etienne Anstett (RN) ne conserve aucun bureau en tête au second tour, contrairement au premier tour où il l’emportait sur le BV 171 à Metz Nord. La couleur bleu marine (Grosdidier/Anstett) délimite la zone de compétitivité RN qui couvre Metz Nord, La Patrotte et une partie des Îles, témoignant d’un électorat RN structuré dans le nord messin mais insuffisant pour emporter un seul bureau en configuration de second tour face à un maire sortant solide.
Lire la géographie électorale de Metz quartier par quartier
Ces cartes par bureau de vote de Metz permettent de visualiser précisément les résultats électoraux des deux tours dans chaque quartier messin : Devant les Ponts, Les Îles, Metz Nord, Ancienne Ville, Bellecroix, Vallières, Borny, La Grange aux Bois, Quartier Impérial, Gare, Nouvelle Ville, Sablon, Plantières, Queuleu et Magny. Cette représentation par bureau de vote constitue l’échelle la plus fine accessible publiquement à partir des données officielles publiées par le ministère de l’Intérieur, avant toute modélisation spatiale complémentaire par croisement avec le registre électoral.
Au-delà des municipales : circonscriptions législatives et cantons de Metz
La commune de Metz est partagée entre trois circonscriptions législatives de la Moselle. La 1re circonscription, détenue par Belkhir Belhaddad (Ensemble), couvre la partie nord et ouest de la commune (Metz Nord, Devant les Ponts, Les Îles, Ancienne Ville, Nouvelle Ville partiellement) et s’étend au-delà vers Maizières-lès-Metz, Rombas et Marange-Silvange. La 2e circonscription, détenue par Ludovic Mendes (Ensemble), couvre la partie est et sud-est (Borny, Vallières, La Grange aux Bois, Queuleu, Plantières) et s’étend vers Montigny-lès-Metz, Marly et Verny. La 3e circonscription, détenue par Nathalie Colin-Oesterlé (Les Centristes, UDC), couvre la partie sud-centrale (Sablon, Magny, Bellecroix, une partie de la Nouvelle Ville) et s’étend vers Pange et le Pays messin. Ces trois circonscriptions seront remises en jeu lors des prochaines élections législatives. Côté départemental, le territoire communal est découpé entre trois cantons (Metz-1, Metz-2 et Metz-3), dont les prochaines élections cantonales auront lieu en 2028. Les résultats électoraux par bureau de vote des municipales 2026 constituent un indicateur précieux pour anticiper ces échéances à venir, en identifiant les bureaux pivots et les zones à fort potentiel de bascule, notamment dans les quartiers centraux où la gauche reste compétitive et dans le nord messin où le RN dispose d’un socle électoral structuré.
Géomarketing électoral : du résultat à l’action de terrain à Metz
Le marketing électoral consiste à transformer ces résultats en stratégie de campagne opérationnelle. À partir d’une carte par bureau de vote comme celle de Metz, il devient possible de cibler précisément un quartier et d’y réaliser un zoom par rue et par bâtiment, d’identifier les électeurs indécis dans les bureaux où aucun candidat ne dépasse 30 %, et de savoir où mobiliser les abstentionnistes en repérant les bureaux à faible participation. Cette démarche permet d’organiser un porte-à-porte efficace en priorisant les bureaux à fort enjeu plutôt qu’en quadrillant la ville au hasard, et de produire des résultats électoraux à l’échelle de la rue par croisement avec le registre électoral. C’est l’enjeu central du ciblage en campagne : concentrer le temps militant là où chaque contact compte vraiment.
Pour aller plus loin :
→ Géomarketing électoral : définition
→ Swing polls & swing streets
→ Cibler mieux plutôt que tracter plus
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